Le coût de la vie s’impose comme le grand sujet de l’automne en France. Le samedi 17 octobre 2026, une journée de mobilisation nationale contre la vie chère a été organisée dans tout le pays, sur fond de hausse des prix à la pompe et dans les rayons des supermarchés.
L’appel avait été lancé dès le début du mois de septembre, bien avant le mouvement lycéen. Il intervient alors que l’inflation est remontée à 3,1 % sur un an en septembre, et que les attentes des Français en matière de pouvoir d’achat ne cessent de grandir.
<h3>Pourquoi les prix repartent à la hausse</h3>
Depuis mars, la France connaît une nouvelle poussée d’inflation. La guerre au Moyen-Orient a fait grimper les prix des carburants ainsi que les factures de gaz et d’électricité. Les canicules et la sécheresse de l’été ont, elles, renchéri de nombreux produits frais.
Résultat : le sentiment de vie chère n’a cessé de progresser depuis l’été, en particulier pour les ménages qui dépendent de leur voiture au quotidien.
<h3>Une mobilisation très diverse</h3>
Portée notamment par des figures historiques des Gilets jaunes, la journée a aussi réuni des lycéens, des étudiants, des syndicats et des agriculteurs. Les revendications visaient la hausse des carburants, mais aussi le gel des prestations sociales et des salaires des fonctionnaires prévu dans le projet de budget.
Plus d’un millier d’actions avaient été recensées sur une carte collaborative en ligne, tandis qu’une source proche du ministère de l’Intérieur en attendait plutôt 200 à 300 au niveau national : cortèges dans les grandes villes, rassemblements sur les ronds-points ou devant des stations-service et des supermarchés. Une nouvelle journée était annoncée pour le samedi suivant, le 24 octobre.
<h3>Un enjeu majeur pour la présidentielle</h3>
Le sujet pèse déjà lourd dans la campagne. D’après le baromètre PrésiTrack d’OpinionWay pour Les Echos et Radio Classique, 68 % des sondés estiment que le pouvoir d’achat sera le thème qui comptera le plus au moment de voter au premier tour de l’élection présidentielle. Ils étaient 62 % en juillet.
<h3>Ce qu’il faut retenir</h3>
Entre carburants, énergie et alimentation, la hausse des prix touche des dépenses difficiles à réduire, ce qui explique l’ampleur du mécontentement. Pour les ménages, l’enjeu est immédiat : boucler les fins de mois.
Pour le gouvernement comme pour les futurs candidats, le message est tout aussi clair : dans les mois qui viennent, la question du pouvoir d’achat devrait rester au centre du débat public.