Les triglycérides sont un type de lipides présents dans le sang. Le corps les utilise comme source d’énergie, mais lorsque leur taux reste trop élevé, le risque cardiovasculaire peut augmenter. Des taux extrêmement élevés peuvent également accroître le risque de pancréatite, ce qui fait de ce résultat un sujet à aborder avec un professionnel de santé plutôt que de le considérer comme un simple chiffre sur une analyse sanguine.


Chez l’adulte, un taux de triglycérides inférieur à <b>150 mg/dL</b> est généralement considéré comme normal. Les taux compris entre 150 et 199 mg/dL sont à la limite supérieure de la normale, ceux entre 200 et 499 mg/dL sont élevés, et ceux égaux ou supérieurs à 500 mg/dL sont considérés comme très élevés.


<h3>Pourquoi l'alimentation fait la différence</h3>


Les triglycérides sont étroitement liés à la quantité d’énergie que le corps reçoit par l’alimentation. Les calories non utilisées immédiatement peuvent être converties en triglycérides et stockées dans l’organisme pour une utilisation ultérieure. Consommer régulièrement plus de calories que nécessaire contribue donc à l’augmentation de leur taux.


<b>Le Dr Howard E. LeWine, médecin interniste en exercice et rédacteur médical, conseille que la réduction de l’apport calorique global peut constituer l’une des mesures alimentaires les plus importantes pour faire baisser les triglycérides lorsqu’une perte de poids est indiquée.</b> Il recommande également de porter une attention particulière aux aliments riches en sucres simples et de privilégier des sources de glucides plus nutritives.


La clé ne réside pas dans un ingrédient miracle unique. C’est avant tout un mode d’alimentation durable qui compte.


<h3>Réduire les sucres ajoutés</h3>


Les boissons sucrées, les bonbons, les desserts et les aliments transformés fortement sucrés constituent un point de départ pratique.


Les aliments contenant de grandes quantités de glucides simples, en particulier les sucres ajoutés, peuvent faire augmenter les triglycérides. Les recommandations actuelles en matière de santé cardiaque conseillent de limiter les sucres ajoutés à une proportion relativement faible de l’apport calorique quotidien.


Remplacer les boissons sucrées par de l’eau ou des alternatives non sucrées peut avoir un impact immédiat sur l’apport global en sucre et en calories.


Plutôt que des glucides hautement raffinés, composez vos repas autour de légumes, de céréales complètes, de légumineuses et d’autres aliments minimalement transformés, qui apportent davantage de fibres et de nutriments.


<h3>Choisir des huiles et des aliments plus sains</h3>


Réduire les triglycérides ne signifie pas éliminer les huiles, les noix, les graines ou le poisson de l’alimentation.


Des aliments comme l’huile d’olive, les noix, les graines et certains types de poissons peuvent s’intégrer dans un régime équilibré, tandis qu’il est préférable de limiter les aliments fortement transformés, les produits riches en beurre et certaines viandes transformées.


La taille des portions reste importante. Les huiles, les noix et les graines sont denses en énergie ; ainsi, même des choix nutritifs peuvent ajouter un nombre considérable de calories si les portions deviennent trop généreuses.


<h3>La perte de poids peut aider</h3>


Pour les personnes en surpoids, une perte de poids progressive peut aider à améliorer le taux de triglycérides ainsi que d’autres marqueurs de la santé métabolique et cardiovasculaire.


Plutôt que de suivre un régime extrême à court terme, privilégiez des changements suffisamment réalistes pour être maintenus : des portions légèrement plus petites, moins de collations sucrées, plus de légumes et d’aliments bruts, ainsi qu’une activité physique régulière.


La régularité importe généralement plus que la quête de la perfection à chaque repas.


<h3>Tests et autres facteurs</h3>


Les résultats des triglycérides doivent également être interprétés dans leur contexte.


Les taux peuvent varier après un repas, et un professionnel de santé peut parfois demander une prise de sang à jeun selon la situation clinique. Les directives médicales peuvent recommander d’éviter toute nourriture pendant environ huit à dix heures lorsqu’une mesure à jeun est requise, tout en autorisant la consommation d’eau.


L’alimentation n’est pas le seul facteur pouvant influencer les triglycérides. Le diabète, les troubles thyroïdiens, la génétique, certains médicaments et d’autres problèmes de santé peuvent contribuer à l’élévation des taux.


Cela devient particulièrement important lorsque les triglycérides sont très élevés, car les changements alimentaires seuls peuvent ne pas toujours suffire et un traitement supplémentaire peut s’avérer nécessaire.


<h3>Garder une approche simple</h3>


Pour beaucoup de gens, la baisse des triglycérides commence par quelques priorités gérables : <b>réduire l’excès de calories et de sucres ajoutés, choisir des glucides moins raffinés, consommer de l’huile d’olive, des noix et des graines en portions raisonnables, et viser un poids santé lorsque cela est nécessaire.</b>


L’objectif n’est pas de créer un menu inutilement restrictif. Il s’agit de construire un mode d’alimentation qui soutient des taux de triglycérides plus sains, tout en restant assez pratique pour être maintenu sur le long terme.