Traditionnellement calme, le mois d’août 2026 a connu une belle embellie avec une progression de 7,4 % des immatriculations. Près de 95 000 véhicules ont été mis en circulation. L’été a également été marqué par la montée en puissance de l’électrique, qui s’octroie 38,3 % du marché. Merci au leasing social !
Au mois d’août 2026, Tesla a connu une belle remontée de ses immatriculations et devient la 7e marque la plus vendue en France.
<h3>Attention aux coups de soleil</h3>
Les immatriculations d’août 2026 ont affiché une belle dynamique. Elles ont progressé de 7,4 % par rapport à l’année précédente, soit 94 351 véhicules mis en circulation. Ce résultat permet d’afficher un cumul annuel en hausse de 3 %, avec 1 078 325 immatriculations. Mais le diable se cache dans les détails. Le marché est en effet porté par les ventes de véhicules électriques, elles-mêmes dopées en partie par le leasing social. Elles ont représenté près de quatre ventes sur dix, un record. Nous sommes donc face à un marché artificiel, piloté principalement par les aides et la fiscalité, ce qui n’a jamais été un signe positif.
<h3>Stellantis et Volkswagen hors de l’eau</h3>
Dans un tel contexte, et avec des volumes relativement faibles, il est difficile de tirer des conclusions définitives. Néanmoins, quelques acteurs parviennent à se distinguer. C’est notamment le cas du groupe Stellantis, qui progresse de 4,6 %, atteignant 24 110 unités. Mais cette croissance relative ne repose que sur deux marques du groupe, à savoir Citroën (+5,1 % ; 6 674 unités) et Fiat (+108,2 % ; 2 253 unités). Les autres marques aux volumes importants reculent (Peugeot : -0,3 % ; 11 716 et Opel : -15,1 % ; 1 859). Même constat au sein du groupe Volkswagen, qui s’appuie sur sa marque éponyme (+2,9 % ; 5 747) et sur Skoda (+36,3 % ; 3 938). À noter aussi la bonne tenue de Mercedes-Benz (+1,6 % ; 2 286) et de Nissan (+23,5 % ; 1 383). Dans ce dernier cas toutefois, les véhicules de démonstration représentent 30 % des immatriculations. Il est vrai que les récentes Micra et Leaf méritent d’être promues.
<h3>Renault, BMW et Hyundai boivent la tasse</h3>
La situation est plus délicate chez Renault, poussé vers le fond par Dacia (-13,4 % ; 7 154 unités). Le groupe recule ainsi de 4,6 % (20 580 unités), et les immatriculations de la marque Renault (+0,2 % ; 13 128) ne suffisent pas à inverser la tendance ce mois-ci. Ce n’est pas non plus l’heure des satisfécits pour les groupes Toyota (-0,9 % ; 6 654), BMW (-8,1 % ; 4 698), Ford (-19,6 % ; 1 534), et surtout Hyundai (-25,9 % ; 4 395), qui ne parvient toujours pas à remonter la pente.
<h3>Les constructeurs chinois plantent leur parasol</h3>
Malgré cette morosité générale et l’absence d’aides spécifiques, les marques chinoises poursuivent leur percée et bouleversent doucement, mais sûrement, le marché français. Ce mois-ci, BYD est devenue la première marque chinoise avec 2 145 immatriculations (+64,1 %), soit une part de marché de 2,3 % ! C’est davantage que MG, qui occupait jusqu’ici la première place grâce à son ancienneté. La marque enregistre néanmoins une belle progression de 23,1 % (2 003 unités), ce qui lui permet d’afficher 2,1 % de part de marché, dépassant même Hyundai (1 998). À noter également l’excellente performance de Jaecoo et Omoda, qui ont vendu en août plus de voitures (1 608) que Ford (1 534), alors qu’elles ne sont présentes sur le marché français que depuis quatre mois. Ces performances ne semblent pas liées à des canaux de distribution tactiques.
<h3>Tesla redevient la star de la plage</h3>
Tesla semble être revenue en grâce. Le constructeur américain a en effet bondi de 278 %, représentant 5 038 véhicules, un volume qui lui permet de devenir la septième marque la plus vendue en France ce mois-ci. Certes, Tesla nous a toujours habitués à des mois très fluctuants, mais cette belle dynamique se confirme depuis le début de l’année avec une augmentation de 148 % (36 161 unités). Le relatif silence d’Elon Musk et surtout le renouvellement du Model Y y sont certainement pour beaucoup.
<h3>Pas de grain de sable pour le 100 % électrique</h3>
Au-delà des résultats des différents acteurs, c’est surtout la part de l’électrique qui a marqué ce mois d’août. Soutenue par le leasing social et la fiscalité des entreprises, cette motorisation ne cesse de progresser. Elle conserve la première place des immatriculations avec un doublement de ses ventes (+112,8 %), soit 36 159 unités et une part de marché de 38,3 %. Toutes les grandes marques (Renault, Peugeot, Citroën, Volkswagen, Skoda, Fiat, Kia, etc.) bénéficient de cet engouement ciblé. Dans un tel contexte, il est difficile pour les autres énergies d’exister. Les hybrides non rechargeables (FHEV) reculent de 14,8 % (15 943 unités), tandis que les hybrides rechargeables (PHEV) limitent la casse avec -0,2 %. À noter qu’il s’est vendu plus de véhicules GPL (3 361) que de diesel (1 816) !
<h3>Le marché surfe sur le leasing social</h3>
La forte progression des ventes aux particuliers (+23,4 %), soit trois fois plus que la croissance globale du marché, est en grande partie la conséquence de la troisième édition du leasing social. Avec 48 712 immatriculations, il est de très loin le premier canal d’écoulement des véhicules, soutenu ce mois-ci par le canal de la location longue durée (LLD) (+20,4 %), bénéficiant d’un renouvellement des parcs. En revanche, le canal de la location courte durée (LCD) s’effondre de 39 %, tandis que celui des véhicules de démonstration recule légèrement (-1,7 %), à quelques exceptions près.
<h3>Les flottes ne sont pas parties en vacances</h3>
Le secteur des flottes retrouve des couleurs ! Pour le quatrième mois consécutif, les mises en circulation sont orientées à la hausse sur les canaux BtoB (LLD, sociétés, administrations), du moins pour la catégorie des voitures particulières. En août, le bilan est le suivant : +6,5 % et 26 596 livraisons. Cette croissance tient exclusivement, sans surprise, au succès de l’électrique. Ce sont 11 085 voitures électriques (VE) qui ont été immatriculées le mois dernier, un volume en hausse de 87,3 %. La part de marché des VE atteint ici 41,7 % et dépasse celle des hybrides (41,4 %). Depuis janvier, le BtoB reste toutefois dans le rouge, à -2,7 % (274 248 unités). Il faudra donc fournir un effort soutenu en fin d’année pour espérer basculer dans le vert.
<h3>L’été de la crise pour les VUL</h3>
Dans la foulée d’un mois de juillet en baisse de 15,8 %, les livraisons de véhicules utilitaires légers (VUL) ont décroché de 15,3 % en août. Il s’agit du cinquième mois consécutif de baisse, plongeant le marché des VUL à -5 % et 222 735 unités depuis le mois de janvier. Seulement 15 541 immatriculations ont été comptabilisées sur le mois écoulé. Un volume particulièrement faible, y compris pour les propositions électriques limitées à seulement 2 160 unités, soit moins de 14 % de part de marché. Il est donc difficile de trouver le moindre élément positif dans cette période trouble pour les utilitaires.
<h3>Des VO parties sans laisser d’adresse</h3>
Le marché des voitures d’occasion est tombé à un niveau historiquement bas. En recul de 4,8 % par rapport à l’an passé, le total a plongé à 356 000 transactions. La chute du diesel (-11,4 %, à 146 830 VO) et de l’essence (-6,6 %, à 138 360 VO) n’a pas pu être compensée par les hybrides (+15,5 %, à 49 600 VO) et les électriques (+32,1 %, à 15 930 VO). Dans ce contexte, le canal BtoC a perdu 8,8 %, à 132 750 VO, tandis que les échanges entre particuliers (CtoC) ont ralenti de 2,1 %, passant sous la barre des 213 000 transactions. Sur une échelle de temps plus large, la tendance reste négative. Le secteur glisse de 4,1 %, à 3,433 millions d’unités après huit mois d’activité, et de 2,1 % sur douze mois, à 5,249 millions de reventes de voitures d’occasion.