La rentrée apporte quelques évolutions pour les conducteurs.
Voici le point sur les changements annoncés et ceux à venir.
<h3>Voitures électriques d’occasion : une nouvelle aide à l’achat</h3>
Une aide à l’achat pour les modèles électriques d’occasion fait son retour, financée cette fois par les fournisseurs d’énergie via le mécanisme des Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), et non plus par l'État.
Pour le grand public, cette aide reste modeste, estimée à environ 300 €, ce qui risque peu d'influencer significativement le prix d'achat.
L’aide est toutefois boostée pour les services d'autonomie à domicile ou les professionnels effectuant des services à la personne : elle atteint environ 2 000 € si le véhicule d’occasion coûte moins de 25 000 € et pèse moins de 1 800 kg en ordre de marche.
<h3>Leasing social : un dispositif élargi aux gros rouleurs</h3>
En plus du leasing social « classique » (troisième édition lancée le 16 juillet), un nouveau leasing social destiné aux « gros rouleurs » est promis pour la rentrée.
Ce dispositif concernera les ménages des 6e, 7e et 8e déciles de revenu qui dépendent de leur véhicule pour leur activité professionnelle et parcourent au moins 12 000 km par an.
L’aide sera légèrement revue à la baisse par rapport au dispositif actuel (jusqu’à 7 700 € pour un modèle électrique avec moteur et batterie européens, contre 9 500 € précédemment).
Les modalités exactes et la date de lancement n’ont pas encore été précisées, bien qu’un début soit attendu pour septembre.
Le leasing social classique reste toujours en vigueur, le quota de 50 000 véhicules n’ayant pas été atteint.
<h3>Voitures électriques : un coup de pouce pour les taxis</h3>
Une prime spéciale est lancée le 1er septembre pour accompagner les taxis (personnes physiques et morales) dans la transition vers l’électrique.
Elle concerne l’achat ou la location d’une voiture électrique ayant un score environnemental minimal, une masse inférieure à 2 400 kg et un prix d’acquisition inférieur ou égal à 65 000 € hors options.
Le montant de l’aide est d’environ 3 500 €, pouvant atteindre 5 500 € si le véhicule et sa batterie sont fabriqués en Europe.
Cette aide sera valable jusqu’au 31 décembre 2026.
<h3>Alcool au volant, permis… : les nouveautés de la loi RIPOST</h3>
Publiée au Journal officiel le 19 août 2026, la loi « RIPOST » durcit les sanctions, notamment en cas de refus de se soumettre à un dépistage de stupéfiants.
Les personnes condamnées pour usage ou détention de stupéfiants risquent désormais une suspension du permis de conduire, même si l’usage n’a pas été constaté directement au volant.
La conduite sous l’emprise de protoxyde d’azote est sévèrement punie : jusqu’à 3 ans de prison et 9 000 euros d’amende.
Les sanctions contre les participants à des rodéos urbains sont renforcées, avec la création d’une amende forfaitaire délictuelle immédiate pour simplifier les poursuites.
Le Conseil constitutionnel a censuré l’interdiction faite aux permis probatoires de conduire des véhicules puissants, mais ces derniers ne pourront plus louer ce type de véhicules.
<h3>Téléphone au volant : des sanctions renforcées</h3>
L’usage du téléphone tenu en main au volant peut entraîner une suspension immédiate du permis dans plusieurs départements.
Déjà appliquée dans les Landes, le Lot-et-Garonne, le Pas-de-Calais, la Charente-Maritime et l’Ardèche, la mesure s’est étendue cet été à l’Eure-et-Loir et l’Indre-et-Loire (juillet), puis à la Haute-Loire et l’Yonne (août).
Face aux retours positifs, d’autres préfets devraient proposer cette mesure prochainement, le Puy-de-Dôme étant déjà prêt à la mettre en œuvre.
<h3>Stationnement en ville : suppression de places</h3>
Conformément à la Loi d'Orientation des Mobilités (LOM) de 2019, toutes les communes doivent supprimer les places de stationnement situées à moins de 5 mètres en amont d’un passage piéton pour améliorer la visibilité et limiter les collisions.
Les municipalités ont jusqu’au 31 décembre 2026 pour se mettre en conformité, entrant ainsi dans la dernière ligne droite.
<h3>Surveillance du conducteur obligatoire</h3>
Depuis le 7 juillet 2026, la troisième étape de la réglementation européenne GSR 2 est entrée en vigueur.
Tous les véhicules neufs sortant des chaînes de production doivent désormais être équipés d’un système de surveillance active de l’attention du conducteur, généralement via une caméra située derrière le volant.
Le système de freinage d’urgence doit également être capable de détecter les piétons et les cyclistes, et non plus seulement les autres véhicules.