Choisir sa première moto est vraiment excitant. Il est aussi très facile de se tromper.La plupart des motards regardent ce qu’ils pensent vouloir — le gros cruiser, la réplique de course sportive — et achètent sur un coup de tête. Certains ont de la chance.


D’autres passent une première année frustrante à lutter contre une machine qui n’a jamais été adaptée à leur niveau dans leur parcours de motard.La meilleure approche consiste à associer la moto à qui vous êtes aujourd’hui, pas à qui vous espérez être dans deux ans. Vous pourrez toujours changer pour un modèle supérieur plus tard.


<h3>Commencez par vous-même, pas par la moto</h3>


Avant même de regarder un seul modèle, prenez quelques minutes pour réfléchir à ce que vous attendez réellement de la moto. Les trajets quotidiens sont très différents des virées du week-end dans les cols, et le grand tourisme est encore autre chose. Connaître la réponse façonne tout — le type de moto, la cylindrée, la hauteur de selle, la position de conduite.


Votre morphologie compte aussi. Si vous êtes plus petit ou plus léger, une moto lourde avec une selle haute sera intimidante aux arrêts. Pouvoir poser au moins un pied bien à plat au sol lorsque vous êtes à l’arrêt vous donne une confiance difficile à évaluer pour un débutant.


<h3>Les types de motos à envisager</h3>


Les roadsters ou motos de route standards sont le choix le plus sûr pour la plupart des nouveaux motards. Ils offrent une position de conduite droite et neutre, confortable pour les trajets quotidiens et facile à contrôler. Les cylindrées entre 300 et 650 cm³ conviennent bien aux débutants — assez de puissance pour l’autoroute, sans qu’un simple mouvement de poignée des gaz ne devienne effrayant.


Les cruisers sont bas sur le sol, ce que beaucoup de motards de petite taille apprécient. Ils sont détendus, stables à basse vitesse et la délivrance de puissance est généralement douce. L’inconvénient est qu’ils peuvent être physiquement lourds et ne négocient pas les virages serrés aussi aisément que d’autres styles.


Les sportives d’entrée de gamme — bicylindres de 300 ou 400 cm³ — sont amusantes sans être écrasantes. La position de conduite penchée vers l’avant n’est pas la plus confortable pour les longues journées, mais elles enseignent une bonne posture de conduite et sont vraiment agréables sur les routes sinueuses. Évitez simplement les répliques de course de 600 cm³ jusqu’à ce que les bases soient solides.


<h3>La cylindrée et le poids comptent plus qu’on ne le pense</h3>


L’erreur la plus courante chez les débutants est d’acheter trop puissant. Une moto de 250 à 500 cm³ est largement suffisante pour apprendre — assez pour gérer les vitesses d’autoroute en toute confiance, assez indulgente pour que les petites erreurs n’aient pas de lourdes conséquences. À titre indicatif, les motos légères de moins de 180 kg (400 lbs) sont nettement plus faciles à maîtriser à basse vitesse et lors des manœuvres sur les parkings.


<h3>Neuf ou occasion ?</h3>


Les motos d’occasion sont très judicieuses pour un premier achat. Vous allez la faire tomber — pas nécessairement gravement, mais les repose-pieds éraflés et le cache-moteur rayé sont essentiellement un rite de passage. Faire tomber une Kawasaki Ninja 400 légèrement utilisée blesse un peu l’ego. Faire tomber une moto neuve avec plus de fonctionnalités que nécessaire blesse à la fois l’ego et le portefeuille. Achetez d’occasion, apprenez avec, puis achetez celle que vous voulez vraiment.


<h3>Budget au-delà du prix d’achat</h3>


La moto n’est que le début. Un bon équipement — casque, blouson, gants, bottes — coûte environ 1 000 à 1 500 $ pour une qualité correcte. Ajoutez l’assurance, l’immatriculation et les coûts d’entretien de base. Prenez tout cela en compte avant de décider combien dépenser pour la moto elle-même.


La bonne première moto n’est pas celle qui a l’air la plus rapide dans un magazine. C’est celle sur laquelle vous vous sentez à l’aise assis, confiant dans le contrôle à basse vitesse, et heureux d’apprendre chaque jour. Achetez d’occasion si possible. Budgétisez l’équipement avant d’entrer chez un concessionnaire. Et rappelez-vous : vous n’épousez pas cette moto. Vous apprenez avec. Changez pour un modèle supérieur lorsque vos compétences la dépassent. Commencez intelligemment, roulez prudemment, et la bonne deuxième moto vous attendra toujours.