Avez-vous déjà eu la curiosité de savoir pourquoi les humains grandissent plus vite et atteignent la puberté plus tôt qu'avant ? Les scientifiques pourraient avoir trouvé la réponse grâce à une découverte fascinante impliquant un capteur cérébral.
Plongez dans cet article pour découvrir le rôle du cerveau dans la croissance humaine et les implications potentielles pour l'avenir !
<h3>Le mystère de la croissance humaine</h3>
Le mystère de la raison pour laquelle les humains sont devenus plus grands et entrent dans la puberté plus tôt que les générations précédentes pourrait avoir trouvé une explication grâce à un capteur cérébral, selon les scientifiques. Au cours du 20ème siècle, la taille moyenne au Royaume-Uni a augmenté de 10 cm, avec d'autres pays connaissant une augmentation encore plus significative pouvant aller jusqu'à 20 cm. Cette hausse de taille a été attribuée aux améliorations de la santé nutritionnelle au fil des années.
Cependant, le mécanisme exact derrière ce phénomène est resté longtemps insaisissable.
<h3>Le récepteur du cerveau</h3>
Des chercheurs issus de diverses institutions, dont l'université de Cambridge, Queen Mary University de Londres, l'université de Bristol, l'université du Michigan et Vanderbilt University, ont identifié un récepteur cérébral appelé MC3R comme le lien crucial entre la nutrition, le développement vénérien et la croissance. Cette découverte révolutionnaire, publiée dans *Nature*, pourrait ouvrir la voie au développement de médicaments visant à améliorer la masse musculaire et à traiter les retards de croissance.
<h3>Effets d'une bonne nutrition</h3>
Il a été largement observé que les personnes ayant accès à une alimentation nutritive ont tendance à être plus grandes et à mûrir plus rapidement. Par exemple, la Corée du Sud a vu une augmentation significative de la taille adulte alors que le pays passait de la pauvreté au développement. En revanche, certaines régions d'Asie du Sud et d'Afrique n'ont connu que des changements marginaux en termes de taille au cours du siècle dernier.
Les signaux provenant de la nourriture atteignent une partie spécifique du cerveau, appelée hypothalamus, informant celui-ci de l'état nutritionnel du corps et déclenchant ainsi la croissance.
<h3>Lien avec la composition génétique</h3>
En analysant les informations génétiques de 500 000 volontaires dans le cadre du UK Biobank, les chercheurs ont confirmé que des mutations génétiques affectant le récepteur cérébral MC3R peuvent entraîner une taille plus petite et une puberté retardée. Ils ont constaté que les enfants porteurs de ces mutations étaient systématiquement plus petits et plus légers que leurs pairs, prouvant que les effets se manifestent dès le plus jeune âge.
Dans un cas rare où un individu présentait des mutations dans les deux copies du gène MC3R, la personne montrait une taille extrêmement réduite et une puberté retardée, avec l'adolescence apparaissant après l'âge de 20 ans.
<h3>Implications pour les traitements futurs</h3>
Les enseignements tirés de cette étude vont au-delà des humains, car des expériences sur des souris ont validé que la même voie influence également la croissance chez les animaux. La compréhension nouvellement acquise pourrait bénéficier aux enfants confrontés à des retards de croissance et de puberté, ainsi qu'aux personnes combattant la fonte musculaire due à des maladies chroniques.
Des médicaments potentiels qui activent sélectivement la voie MC3R pourraient rediriger les calories vers la construction de muscles et de tissus maigres, offrant ainsi un espoir pour améliorer les fonctions physiques de ces patients, selon le professeur Sir Stephen O'Rahilly, auteur principal de l'étude.
<h3>Limites de la taille et de la croissance</h3>
Bien qu'il existe des preuves d'un plafond de croissance déterminé par la génétique, des facteurs comme la santé et la nutrition jouent un rôle vital dans la réalisation du potentiel maximal de taille. Avec une alimentation adéquate et suffisamment de calories, les enfants issus de milieux moins aisés peuvent atteindre la taille héritée de leurs ancêtres.
Bien que les personnes plus grandes montrent généralement de meilleurs résultats en matière de santé et des revenus potentiellement plus élevés, il existe un point de saturation pour la croissance. Des données récentes suggèrent que l'augmentation de la taille moyenne, en particulier au Royaume-Uni, a commencé à se stabiliser au cours de la dernière décennie.
Des pays comme les Pays-Bas et la Corée du Sud ont connu des gains de taille significatifs au cours du siècle dernier, avec des variations de stature selon différentes régions à travers le monde. En fin de compte, bien que la taille et la croissance soient influencées par divers facteurs, une croissance continue n'est pas durable indéfiniment.
<h3>Une nouvelle perspective sur la croissance humaine</h3>
La découverte du récepteur cérébral MC3R jette un nouvel éclairage sur la relation complexe entre la nutrition, la composition génétique et la croissance humaine. Bien que les progrès en matière de régime alimentaire et de soins de santé aient stimulé une augmentation de la taille et une puberté précoce, cette recherche offre une compréhension plus approfondie de la manière dont le cerveau interprète les signaux nutritionnels pour réguler le développement. À l'avenir, des traitements ciblés basés sur cette percée pourraient offrir un nouvel espoir aux personnes souffrant de retards de croissance et de perte musculaire.
Cependant, alors que les tendances de taille mondiale commencent à se stabiliser, il est clair que, bien que la nutrition joue un rôle clé, les limites génétiques définissent finalement jusqu'où les humains peuvent grandir. Cette découverte répond non seulement à une question longtemps posée, mais ouvre également la porte à une exploration plus poussée de la manière dont nos corps s'adaptent aux environnements et modes de vie changeants.