Le village de Kinderdijk, situé près de Rotterdam, abrite certains des moulins à vent les plus emblématiques des Pays-Bas.
Construits au milieu des années 1700, 20 moulins à vent ont été construits à l'origine pour pomper l'eau des polders environnants de faible altitude.
Aujourd'hui, il ne reste que 19 moulins à vent, qui sont devenus un symbole de la gestion néerlandaise de l'eau, attirant d'innombrables visiteurs. Voici six faits moins connus sur Kinderdijk et ses célèbres moulins à vent.
<h3>1. La véritable origine du nom « Kinderdijk » reste inconnue</h3>
L'histoire la plus célèbre derrière le nom de Kinderdijk trouve ses racines dans une inondation légendaire de 1421. Alors que les eaux se retiraient, les survivants trouvèrent un berceau flottant avec un chat en équilibre sur son bord et un bébé à l'intérieur. C'est ainsi que la zone fut appelée le fossé de l'enfant. Cependant, cette histoire populaire n'est peut-être pas tout à fait exacte. Une autre théorie implique l'héritage de biens par les enfants de M. Van der Giessen à son décès. La véritable origine pourrait rester perdue dans l'histoire.
<h3>2. Kinderdijk est un site du patrimoine mondial de l'UNESCO</h3>
En 1997, l'UNESCO a ajouté le réseau de moulins à vent de Kinderdijk à sa liste des sites du patrimoine mondial, le reconnaissant comme un exemple exceptionnel de la technologie néerlandaise de gestion de l'eau. Les moulins à vent représentent non seulement un monument physique, mais aussi un symbole de l'ingéniosité et de la résilience humaines dans la gestion de l'eau, construites sur près de mille ans.
<h3>3. Le comte Floris V a joué un rôle clé dans l'existence des moulins à vent</h3>
En 1277, le comte Floris V de Hollande médiévale se lassa des conflits liés aux terres régulièrement inondées. Il créa la première régie des eaux, où la noblesse était tenue de collaborer au maintien des terres sèches. Cette coopération a conduit à la création de digues, de moulins à vent et d'autres infrastructures pour drainer les terres et prévenir les inondations. Les moulins à vent de Kinderdijk doivent leur existence aux régies des eaux d'Overwaard et de Nederwaard, qui les ont construits et entretenus.
<h3>4. Les moulins à vent font partie d'un système sophistiqué de gestion de l'eau</h3>
Bien que les moulins à vent de Kinderdijk soient impressionnants, ils ne constituent qu'une partie d'un système de gestion de l'eau plus vaste qui comprend des écluses, des barrages et des bassins. Le système fonctionne en harmonie avec les marées de la rivière Lek. Lorsque les ailes des moulins à vent tournaient, elles pompaient l'eau des canaux des polders dans des bassins. Lorsque la marée de la rivière était basse, les écluses pouvaient être ouvertes, permettant à la gravité et au timing de contribuer à la libération de l'eau. Ce système de coordination met en valeur l'ingénierie remarquable qui sous-tend le fonctionnement des moulins.
<h3>5. Les moulins à vent de Kinderdijk ont joué un rôle clé</h3>
Bien que les moulins à vent de Kinderdijk aient été remplacés au fil du temps par des pompes à vapeur, diesel et électriques, ils restent en état de marche et peuvent être activés si nécessaire, que ce soit pour une démonstration ou en cas de panne de courant. La pénurie de diesel a forcé les Néerlandais à revenir à l'énergie éolienne pour gérer les niveaux d'eau. Aujourd'hui, les éoliennes modernes fournissent 4 % de l'électricité du pays, et les moulins historiques de Kinderdijk tournent encore lors d'occasions spéciales, comme les Journées nationales et régionales des moulins (Molendagen).
<h3>6. Kinderdijk attire 10 000 touristes pour chaque habitant</h3>
Kinderdijk est l'une des destinations touristiques les plus visitées des Pays-Bas. Le village lui-même n'abrite que 60 habitants, mais en 2019, il a accueilli jusqu'à 600 000 visiteurs, ce qui représente un ratio remarquable de 10 000 touristes pour chaque habitant.